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Indices ILC ILAT ICC : les loyers commerciaux repartent à la hausse au 2e trimestre 2026

Chaque trimestre, des milliers de commerçants, artisans et professions libérales scrutent la publication des indices ILC ILAT ICC pour savoir de combien leur loyer va bouger. Le verdict de l’INSEE pour le deuxième trimestre 2026, tombé le 23 septembre dernier, marque un tournant: après plusieurs trimestres de recul, les trois indicateurs repassent tous en territoire positif sur un an. Pour un bailleur comme pour un locataire, ce retournement mérite d’être décortiqué avant la prochaine échéance de révision.

Que mesurent exactement les indices ILC ILAT ICC?

L’indice des loyers commerciaux, l’ILAT et l’ICC ne servent pas au même bail. Chacun répond à une activité et à une clause précises, et confondre l’un avec l’autre peut rendre toute une révision caduque. Selon la fiche officielle de Service Public Entreprendre, ces trois séries sont utilisées pour calculer l’évolution du loyer lors de la révision triennale ou annuelle des baux commerciaux et professionnels, ainsi que lors du renouvellement du bail.

L’ILC vise les locataires exerçant une activité commerciale ou artisanale, immatriculés au registre du commerce ou au répertoire des métiers. L’ILAT, lui, s’adresse aux activités tertiaires non commerciales: cabinets médicaux, professions libérales, bureaux ou entrepôts logistiques. Son calcul combine l’évolution des prix à la consommation, le coût de la construction et le produit intérieur brut en valeur. Quant à l’ICC, la réforme de 2014 l’a écarté comme référence de révision pour les baux commerciaux; il ne subsiste que dans certaines clauses anciennes et dans quelques baux professionnels.

Les valeurs officielles des indices ILC ILAT ICC au 2e trimestre 2026

D’après l’INSEE, l’ILC s’établit désormais à 137,16, avec une progression de 0,26 % sur un an. L’ILAT et l’ICC retrouvent eux aussi une dynamique haussière: l’ILAT progresse de 0,63 % sur un an tandis que l’ICC affiche une hausse annuelle de 0,81 %, un retournement notable après plusieurs trimestres de repli. Ces trois indices pèsent directement sur les révisions de loyers et sur le coût des opérations de construction neuves.

Pour comparaison, au trimestre précédent, l’ILC affichait encore 135,26, en repli de 0,45 % sur un an, contre 134,62 au quatrième trimestre 2025. Autrement dit, la séquence de baisse entamée fin 2025 s’est achevée en quelques mois seulement.

Comment calculer une révision de loyer avec ces indices

La formule reste inchangée: le nouveau loyer s’obtient en multipliant le loyer en cours par le rapport entre l’indice du trimestre de révision et celui du même trimestre à la signature ou à la dernière révision. Par exemple, pour une révision indexée sur l’ILAT, on multiplie le loyer actuel par le ratio entre la nouvelle valeur et celle du trimestre équivalent l’année précédente. Ce calcul, en apparence simple, doit toujours respecter le plafonnement légal de l’article L145-38 du Code de commerce, qui borne la hausse à la variation de l’indice de référence depuis la dernière fixation — et qui peut, dans certains cas, imposer une baisse.

Ce que change la loi de simplification de la vie économique

La loi du 26 mai 2026 a modifié en profondeur le régime du bail commercial. Elle instaure notamment le droit au paiement mensuel du loyer, plafonne le dépôt de garantie à un trimestre et encadre le délai de restitution. Par ailleurs, elle autorise désormais une clause dite « tunnel », qui limite la variation annuelle de l’ILC dans les mêmes proportions à la hausse comme à la baisse. Dans un contexte où les indices ILC ILAT ICC viennent tout juste de repasser en positif, cette symétrie contractuelle prend tout son sens pour sécuriser les deux parties.

Erreurs fréquentes lors de la révision d’un bail commercial

La confusion la plus coûteuse reste le choix du mauvais indice: c’est l’activité réellement exercée dans les locaux, et non la dénomination du bail, qui détermine si l’ILC ou l’ILAT s’applique. Autre piège juridique: depuis un arrêt de la Cour de cassation du 11 septembre 2024, une clause d’indexation qui ne prévoirait la révision qu’à la hausse est réputée non écrite, puisque l’ILC peut désormais baisser. Enfin, beaucoup de bailleurs oublient de vérifier le plafonnement légal avant d’appliquer purement et simplement le résultat de la formule.

FAQ sur les indices ILC ILAT ICC

Quelle est la différence entre l’ILC et l’ILAT?

L’ILC concerne les activités commerciales et artisanales, tandis que l’ILAT s’applique aux activités tertiaires comme les bureaux ou les professions libérales. Les deux indices ne partagent ni la même base de calcul ni la même composition.

Un loyer commercial peut-il baisser avec ces indices?

Oui. Le plafonnement légal joue dans les deux sens: lorsque l’indice recule sur la période de référence, le loyer révisé peut lui aussi diminuer, comme cela s’est produit fin 2025 pour l’ILC.

À quelle fréquence l’INSEE publie-t-elle ces indices?

Chaque trimestre, environ trois mois après la fin de la période concernée: fin mars, fin juin, fin septembre et mi-décembre.

Ce rebond des indices ILC ILAT ICC ne bouleverse pas le rapport de force entre bailleurs et locataires, mais il rappelle qu’aucune révision ne devrait se calculer sans vérifier l’indice applicable, le trimestre de référence et le plafonnement légal. Pour les commerçants et gérants de PME confrontés à une clause complexe ou à un bail ancien, un accompagnement chiffré évite bien des litiges; c’est notamment le type de vérification que propose Fiduciaire Yadan dans son suivi comptable et fiscal des entrepreneurs. Avant toute signature d’avenant ou négociation de renouvellement, mieux vaut donc reconstruire le calcul ligne par ligne plutôt que de se fier au montant annoncé par le bailleur. Pour prolonger la lecture, notre article Règlement ANC 2022-06 : ce que la modernisation des états financiers change pour votre clôture 2026 apporte un éclairage complémentaire.

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